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PostHeaderIcon Retours sur Devoxx France 2016 (2): Codenvy

J’ai pu feliciter en direct l’equipe de Codenvy, qui tenait un stand promouvant Eclipse Che.

Histoire personnelle des IDE

Je ne suis pas plus un fan d’Eclipse. Mon opinion est que l’IDE a grandi de maniere anarchique et manque de nombreuses features d’IDEA, bien que le retard se comble avec le temps. La plethore de plugins fait que les incompatibilites sont nombreuses, et l’outil se revele lent au final. A vouloir etre le plus generaliste possible et contenter tout le monde, on finit par ne plus satisfaire meme con coeur de cible.

J’ai commence a coder en Java sous XEmacs ; mon premier IDE etait Sun Forte en 2002 aux Etats-Unis. J’ai continue avec Netbeans chez Philips en 2003 et bascule sous Eclipse en 2005 a mon entree chez Sungard-Finance (alias GP3). A l’epoque, la facilite de mise a jour et d’integration des plugins -en l’occurence Maven 1, Tomcat, Subversion, SOAP et Python- m’avaient conquis. Deja pourtant je devais regulierement passer du temps a gerer les conflits et nettoyer le workspace.

Mes premiers essais avec IDEA en 2007 ont ete laborieux, et sans l’insistance de mon equipe je dois avouer que j’y aurais renonce. J’ai encore du utiliser ponctuellement Eclipse en 2010, quand le support de GWT par IDEA n’etait pas convenable, puis en 2013 a l’occasion de l’ecriture de mon premier ouvrage.

Quant a Codenvy.com, j’ai fait sa connaissance en avril 2015. Je l’utilise regulierement pour de petites operations, lorsque ma machine principale de developpement n’est pas disponible.

Aussi c’est dire que je n’ai pas aborde le stand de la Fondation Eclipse avec un oeil favorable. Mais j’ai vite change d’avis quand je me suis fait aborder par un exposant et lui ai dit que, sans vouloir troller, a part Codenvy je ne comptais pas consacrer du temps a Eclipse pour les mois qui viennent.

Codenvy

La philosophie de Codenvy est que notre code source est heberge sous Github, notre base de donnee est sur le cloud et notre application est deployee chez Amazon WebServices. Alors pourquoi ne pas coder directement sur le cloud?

Codenvy met a disposition un IDE en ligne, ma foi bien pratique. Ne nous leurrons pas, en l’etat actuel Codenvy ne peut pas remplacer IntelliJ IDEA, a moins d’etre pret a sacrifier 50% de sa productivite, ce que peu de monde peut se permettre, surtout en milieu professionnel.

Techniquement, Codenvy se presente comme une application web incluse dans le navigateur. Sous le capot tourne le moteur d’Eclipse Che, le futur de l’IDE de la Fondation Eclipse.

Codenvy ne propose pas qu’un editeur de fichiers. Des clients Git et SVN permettent de recuperer ou modifier le code sur un gestionnaire de versions. Enfin, il offre aussi des espaces d’execution sous Docker. Il est ainsi possible de coder une application web, monter une base de donnees MongoDB dans un Docker et deployer le WAR dans un autre conteneur.

Flow

Use cases

Les use cases de Codenvy sont assez varies. J’en vois deux principaux:

Programmation classique

L’editeur de Codenvy permet de developper en environnement decentralise et distribue. L’IDE en ligne a le meme interet que l’editeur de documents sous Google Drive: il est accessible depuis partout, sans necessite d’installer quelque software que ce soit ; de plus, il est toujours mis a jour, sans intervention de l’utilisateur.

Un interet sous-jacent est que le developpement se fait sous un client leger, et la puissance de l’ordinateur hote n’est pas fortement sollicitee: en effet, les operations fortement consommatrices de resources (comme la compilation ou les divers appels IO) sont effectues sur le cloud. Aussi, il devient possible, comme cela m’arrive de temps en temps, de sortir un netbook de 10 ou 11″ de diagonale, avec un simple Atom et 2Go de RAM, pour corriger un bug, commiter et pusher sur Github puis redeployer une instance de prod. Oui oui, a partir un PC qui n’a rien d’un Core i7/SSD/16Go.

Partage d’espace de developpement

Le second cas d’utilisation est le partage de bug/cas via des plateformes sur le net. En cas de probleme, inutile d’uploader un zip, le recuperer, installer le projet, et les librairies, etc. sur le poste local. Non, la personne levant le bug cree juste un espace sur Codenvy, avec la bonne configuration et le cas de reproduction de bug, cree une issue dans Github et poste un lien sur Stackoverflow. Le reste de la planete developpeur peut acceder a l’espace, eventuellement le dupliquer, et resoudre le probleme. Cerise sur le gateau: le ticket sous Github se met a jour avec les commits.

Limitations

Bien evidemment, Codenvy en tant que client leger vient avec son lot de limitations. Tout d’abord, il n’est pas possible d’installer de plugins, par consequent il devient difficile de gerer les langages exotiques.

Les principaux reproches que je fais a Codenvy sont les suivants:

  • pas de completion automatique. Il faudra connaitre ses APIs! 😀
  • support assez limite de Git: les merges sont une galere.
  • raccourcis claviers non configurables. Une vraie torture quand on doit tout faire a la souris.
  • support limite des projets Maven multimodules. Il faut ruser pour pouvoir deployer un WAR.
  • pas de support des telephones mobiles et des tablettes. L’experience est vraiment penible.

Stevan Le Meur, qui travaille (EDIT: dirige?) dans l’equipe de developpement m’a fait une presentation de la version actuellement beta. Elle corrige de nombreux problemes. J’espere pouvoir acceder rapidement a la beta pour me faire une idee plus precise, mais ce que j’ai pu voir etait enthousiasmant.

L’interface de la version beta

Liens

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